Venez, allez, n'hésitez pas ...

Laissez- moi vous prendre la main et vous emmener dans mon monde.
Pour quelques instants, quittez ce présent.
Je vous invite au rire, à l'évasion, à sauter à pieds joints dans mon imagination.
Alors, on y va?

lundi 14 septembre 2009

Je suis de retour....

Mais avant tout je vous dois quelques explications pour ce looooooooooooooonnnnnnnnnnnng silence...


D'abord, en juillet, il y a eu ça... Normal, ce sont les vacances scolaires... Mais qui dit Schtroumpfs à la maison dit maman toujours à fond....




Et puis après, il y a eu ça....
Mais, bon, c'est vrai, c'était pour la bonne cause....


Parce qu'après ça,

et ça...












on était en pleine forme!!







Seulement la rentrée est trop vite arrivée. Pour les Schtroumpfs mais aussi pour moi...
Alors j'ai préparé mes cours, taillé mes crayons, préparé mon cartable et mes stylos rouges...

Et j'ai chanté....
" Voilà, c'est fini... Je vais redevenir prof d'histoire géographie. Vraiment on se s'ra bien marrés pendant ces années... Mais c'est fini..."

Et là, je me suis dit, mais non! Ce n'est pas fini! J'aime trop écrire pour lâcher tout ça...
Alors, sûr que le temps de trouver un petit rythme la vie est cahotique, mais on tient le bon bout!!

Très bientôt: Mes lectures de vacances!!

jeudi 16 juillet 2009

Réminiscence, James Tissot, A passing storm


Quelle idiote je fais, pensait-elle. Elle passait ses journées là, alanguie, abandonnée sur cette bergère où elle avait passé de si bons moments.
Comment ai-je pu croire une seule seconde à toutes ces sornettes? Tu es bien gourde, ma fille!
Les nuages qui bourgeonnaient dans le ciel ressemblaient à ceux qui lui piétinaient l'âme.
Trois jours que ce mal de coeur ne la quittait plus. Elle tanguait de l'intérieur, broyée par une lame de fond, prise en pleine tempête. Deux ans qu'elle se donnait à lui, se pliait à ses moindres désirs, et au bout du compte qu'espérait-elle? Ah, oui! Elle se serait bien vue, à la tête d'une plantation, aux Amériques, mener grand train. Nuée de domestiques, armoires débordantes, vomissantes de parures toutes plus éblouissantes les unes que les autres, de la porcelaine fine, des mets raffinés et rares plein sa table.
Quelle sotte! Dire qu'il l'avait baladée pendant tout ce temps! Son discours était bien rôdé, sa belle carrure et ses bonnes manières avaient fait le reste.
Mais elle avait compris maintenant. Elle savait. Ses parents avaient bien raison de lui dire qu'elle perdait son temps et son honnêteté. Il lui avait pris ses plus belles années et sa virginité.
Dieu qu'il est dur de vivre quand on est une âme en peine errante. Les soins et les tasses de thé que lui apportaient Alfred pouvaient bien encore durer une éternité, elle n'en avait que faire. Rien ne pouvait la soulager. Il était parti, laissant derrière lui un coeur meurtri. Elle n'avait même plus la force de sangloter. Elle avait tant pleuré que son coeur était sec. Elle s'était décidée à attendre là, sur cette bergère qui avait vu tant de larmes couler, ce que la vie pourrait bien lui apporter.

mardi 30 juin 2009

Note de lecture: Où on va Papa? Jean-Louis Fournier


Comme ça, à vue de nez, ce n'est pas un titre que j'aurais sélectionné pour ma pile, celle près de la table de nuit.

Il s'est invité, tout seul, comme un grand. Un bouquin qui a fait son bonhomme de chemin. Rencontré sur le blog de Jérôme Cayla, je l'ai retrouvé un soir, sur le dessus de la pile.

"Allez, viens par ici, toi... on va voir ce que ça donne"

Et voici ce que ça donne: des pensées, des réflexions douces amères, parfois carrément cyniques, des anecdotes. Le texte n'est jamais bien long, deux pages tout au plus. Mais ici, ce n'est pas la longueur qui importe, c'est un texte qui ne laisse pas indifférent, qui raconte la vie d'un papa de deux garçons handicapés.
Au-delà de la prise de conscience de la difficulté de cette vie en tant que parents, c'est un magnifique témoignage d'amour.


Bonne lecture!



mardi 23 juin 2009

Note de lecture: Huit nouvelles sur le développement durable


Un petit recueil, sobre, poignant, bien écrit.
Rien à ajouter... Un bon moment simple et vrai en tête à tête avec son livre!
Bonne lecture!

vendredi 12 juin 2009

Note de lecture: Le médecin d'Ispahan de Noah Gordon


Que dire de ce livre??
D'abord, reconnaissons- le, je ne l'ai pas attaqué avec impatience et entrain. C'était un cadeau à Mr Délits d'écritures -qui à bien aimé- récupéré par la suite grâce à une phase du type "Chéri, j'ai plus rien à lire"...
Ben oui, quoi chez moi ce n'est pas tant "J'ai plus rien à m'mettre le matin devant l'armoire ou le soir avant de sortir" mais en bon gros pyj' devant la bibliothèque (sex, hein-)!! ) "Bouhh!! j'ai plus rien à lire"
Revenons donc à nos moutons.
Je pense que c'est une histoire de mecs.
Le pitch: Dans l'Angleterrre du Moyen-Age, un jeune garçon, orphelin, se retrouve apprenti d'un barbier chirurgien. Comme il n'est pas satisfait de la manière dont ces derniers pratiquent la médecine, il traverse l'Europe pour aller se former à Ispahan. (Un ERASMUS avant l'heure, non??) Et c'est là-bas qu'il va lui arriver un tas de bricoles. On repassera pour la traditionnelle histoire d'amour qui pour le coup, ne casse pas trois pattes à un canard!
Le style est clair, on ne se perd pas: ni dans les phrases à rallonges, ni dans un vocabulaire trop recherché.
C'est un beau tableau cette période, mais bon, il faut aimer les histoires de toubibs!! C'est sûr, quand on est dans la partie, imaginer côtoyer Ibn Sina, ça fait quelque chose... Mais quand on y est pas...
Sur ce, bonne lecture!

lundi 8 juin 2009

Adieu patate! Autobiographie gourmande d'une pomme de terre, nouvelle

Ensuite, avec mes congénères, on nous a amené dans une grande pièce sombre et fraîche. Heureusement que nous étions plusieurs pour nous réchauffer. Et puis, par poignées, mes camarades ont commencé à disparaître. Une grande pince rose les attrapait et nous ne les revoyions plus. Un jour, ça a été mon tour. La grande pince m’a attrapé et jeté sur une grande table froide et grise. Ils m’ont mise toute nue.
- C’était affreux, grogna-t-elle en étouffant un sanglot.
L’homme avait presque les larmes aux yeux.

Et puis, une fois nue, j’ai été passée sous l’eau très froide, si froide que je frissonnais jusqu’au centre de mon corps. Et là, une lame glaciale m’a dépecée en quartier. J’avais beau crier, rien. Elle continua.

Jetée dans une eau bouillante qui me consumait les chairs, j’ai bien tenté de me reconstituer, mais impossible. Et le plus horrible était à venir. Je croyais ne pas pouvoir endurer pire, quand mise dans un cône en fer blanc, je tombais sans pouvoir lutter jusqu’à une sorte de moulinet. J’avais pu me rapprocher des autres parties de mon corps, mais quand la première partie de moi a été broyée par cette roue, je me suis évanouie. Quand j’ai repris mes esprits, j’étais liquéfiée, complètement disloquée. Alors pour enlever l’amertume de mes douleurs et de mes larmes, ils ont ajouté une pâte blanche et douce ainsi qu’une autre pâte jaune pâle. Elles étaient douces et me faisaient du bien.

L’homme n’avait plus du tout envie de manger sa purée.
- Mais, si, il faut me manger maintenant, lui dit-elle.
- Je ne vais quand même pas vous achever une seconde fois, petite pomme de terre!
- Si, sans quoi, toute ma vie aura été gâchée. Rappelez-vous comme j’ai travaillé relâche, ce petit goût de noisette. Alors, régalez-vous sans plus tarder, mais n’oubliez jamais l’histoire de la petite Bonotte de Noirmoutier !

mardi 26 mai 2009

Note de lecture: Muriel Barbery, L'élégance du hérisson


En voilà un bon bouquin!
Et dire que j'ai failli passer à côté! Oui, il a été récompensé... Ah bon?? Il faut le lire avec le dico à côté?? Il est super compliqué???
Autant d'arguments qui font que je n'étais pas pressée de lire ce livre et même plus, j'avais toujours autre chose à lire...
Et puis, un jour, le voyant depuis plusieurs mois déjà végéter dans le rayonnage de ma bibliothèque, je l'ai sorti et posé délicatement près de mon côté du lit.
On va voir ce que tu va donner...
Et puis, magie de l'écriture, je lis une page , puis deux, puis trois... Je suis enchantée. J'ai un petit carnet sur lequel je reporte les phrases qui m'interpellent, les tournures surprenantes, touchantes, émouvantes, les mots nouveaux... Mais là, c'est tout le livre que j'aurai pu recopié tant le style de l'auteur m'a transporté.
Le pitch du bouquin est archi connu: l'histoire d'une concierge d'un immeuble du 7ème arrondissement de Paris qui se fait passer pour ce qu'elle n'est pas.
L'histoire est simple et belle, racontée dans un style pur. La justesse des termes, la beauté des métaphores utilisées en font une véritable oeuvre d'art, et oui, je pèse mes mots.
C'est un livre comme je n'en ai pas rencontré depuis longtemps, avec des personnages qui deviennent familiers, des lieux que l'on a l'impression d'avoir arpenté toute notre vie, si bien que les dernières lignes m'ont arraché des larmes. Des années que cela ne m'était pas arrivé.
Un livre qui vaut vraiment le détour.